[ Une version «adoucie» de cet article est également publiée dans la Tribune Opinions du site de Nouvelles d’Arménie Magazine/Armenews. Que voici. ]
Il y a une chose, un paramètre significatif, qu’un grand nombre de personnes d’origine arménienne ne comprennent pas.
Littéralement, ils n’ont pas conscience de cela. Cela leur échappe, cela dépasse leur entendement.
Et puisque personne d’autre ne le fera, le soussigné va exposer ici cette réalité fondamentale, actuelle et courante, qu’une trop grande majorité des Arméniens n’ont pas encore saisie.
Alors voilà.
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Il y a des Arméniens dans ce monde, qui ne veulent PAS de la soi-disant «Arménie» préconisée par ses dirigeants actuels.
Ils n’en veulent plus, de ce machin.
Ils préfèrent la disparition totale de cette fausse, factice et trompeuse «Arménie», de cette pathétique illusion d’une «Arménie», à son existence abstraite, vide. Insensée et dénuée de sens.
Car l’existence artificielle de cette aberration constitue un affront permanent, continuel, à l’encontre de tout ce qui avait été possible d’accomplir, au prix de sacrifices ultimes (et certainement très réels!), depuis quelque 200 ans, afin de tenter d’établir un pays digne de ce nom.
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Nous sommes fortement minoritaires à être ainsi, bien sûr.
Nous l’avons toujours été. Et ce «nous» se rapporte au présent mais aussi au passé, à notre Histoire contemporaine. (J’ose espérer que personne n’aura la courte vue de confiner ces propos à seulement un milieu arménien, spécifique et particulier…)
L’Histoire invoquée ici est celle qui est enracinée dans le Réveil national arménien, amorcé dans les années 1930.
Un Mouvement international, supranational, pan-arménien, qui aura réussi à engendrer au moins ce bout de territoire nommé encore «Arménie», après quelque cinq siècles et demi de la disparition totale d’un tel nom sur les cartes géographiques en vigueur.
Car l’«Arménie réelle» dont on parle aujourd’hui, était en fait une «Arménie imaginaire».
Un rêve illogique, ridicule et nuisible, composé et prôné par des nationalistes écervelés. Pendant 2 siècles. Jusqu’à ce que République d’Arménie s’ensuive, en 1918. (Année anniversaire du début de son suicide, sur sa Place de la République, exactement un siècle plus tard…)
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Pour ce qui est du présent, les quelques Arméniens qui ont encore un soupçon de rêve national, constituent une espèce en voie d’extinction.
Des dinosaures, en somme. Disposant d’un ultime sursis, alors l’impact de la météorite a déjà eu lieu, effaçant à jamais la Nation Arménienne sur cette planète. Le concept de cette Nation, seulement. Puisque celle-ci n’a jamais pu devenir véritablement une réalité.
Alors, si l’«Arménie» va être, ne va être que, cette «Arménie réelle» dont on nous bassine et qu’on veut nous faire avaler maintenant, alors nous avons le droit de penser qu’il vaut mieux que la fable se termine totalement. Voire, de vouloir, de souhaiter ardemment cela. La suite et la fin de ce que les Tucs ont entrepris, depuis 2020. L’achèvement des travaux.
Qu’on en finisse enfin, une fois pour toutes.
Qu’il ne reste plus absolument aucun espace territorial qui porterait le nom d’«Arménie», sur la planète Terre.
Cela serait plus acceptable. Plus honnête.
Plus honorable.
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Si ces propos vont offusquer qui que ce soit, eh bien, souffrez donc de noter que, pour les Arméniens que j’évoque et dont je suis, un certain discours ambiant est sûrement plus insupportable.
Au nom du pragmatisme, au nom du bon sens et de la raison, par souci de «sauver les meubles» – alors qu’il n’en reste même plus -, beaucoup d’Arméniens sont en train de louanger et de vanter les vertus de la Capitulation Absolue, de l’humiliation infligée à soi-même, de l’abdication inconditionnelle, de l’abandon éperdu à un déshonneur total, intégral et final.
On tente de faire valoir que nous devrions à présent effectuer une révérence à genoux, voire nous aplatir sur le sol, à plat-ventre, devant un ennemi multiséculaire et maintes fois génocidaire, alors même qu’il est en train de parachever sa besogne.
«Collé à l’asphalte!»… Serait-ce donc ça qu’il voulait dire, Le Pingouin surexcité, durant ses campagnes électorales tonitruantes, son petit marteau à la main… ?
Il évoquait donc l’Arménien collé à l’asphalte, qui, tête baissée vers le sol, cherche désespérément la main du Turc, pour l’embrasser et la poser sur son front.
Cette main qui tenait et maniait le yatagan, lors de l’égorgement de ses parents…
On n’entend donc plus que l’apologie de la lâcheté, de la veulerie et de la couardise, dans l’univers piteux des perdants éternels, des pitoyables losers invétérés, que sont finalement devenus les Arméniens.
Et ce discours abject qui nous est infligé, s’exprime, de plus, sur un ton hautain et agressif. Comme si leurs auteurs étaient exaspérés, courroucés, à l’égard de ceux et celles qui auraient l’outrecuidance de ne pas être d’accord avec leur opinion péremptoire, géniale.
Car la posture est présentée, de surcroît, non seulement comme du courage (!), mais aussi la production d’une d’intelligence supérieure, s’il-vous-plaît…
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Cette posture stupéfiante relève, en particulier, d’un esprit de collaborationnisme crâneur, spécifiquement français.
Car même si vous voulez oublier l’Artsakh, veuillez au moins vous rappeler que l’ennemi a profondément pénétré, envahi, de vastes territoires qui appartiendraient officiellement à l’«Arménie», et qu’il ne s’en pas retiré, pas d’un pas, depuis déjà 4 ans.
Et ça serait ceux qui s’insurgent contre la remise d’autres territoires, alors que cette occupation de territoires reste en place, qui seraient à critiquer. Véhémentement…
Ces territoires envahis et occupés par les Turcs, en Arménie même – dans ces 29,743 kilomètre carrés dont se contenterait volontiers Pashinyan (car toute cela constitue sa propriété foncière privé, n’est ce pas? en vertu du mandat que le peuple lui confié…), ces territoires ne vont nullement être évacués par l’envahisseur, pas même d’un pouce, avant la signature du traité de «paix» que le gouvernement arménien est tout à fait disposé à signer immédiatement. Si les Turcs le veulent bien…
Il va les récupérer comment, ces vastes parcelles de son jardin personnel de 29,743 kilomètre carrés, après avoir signé son traité de paix ?
Il va procéder comme il l’a fait, pour l’exécution des obligations fondamentales contractées et signé par les Turcs, dans le document du 09 Novembre 2020… ?
Ne serait-ce que sur ce point, Vichy avait fait mieux qu’Erevan, quand même…
Grâce à l’intelligence, la rationalité, le pragmatisme éclairé et l’infinie sagesse de Pétain, les frontières officielles de la France n’avaient pas été définitivement modifiées.
Il y avait encore une ligne de démarcation, et tout restait encore à définir, à déterminer.
Et ce, à cause de ces imbéciles de résistants (une infime minorité obtuse de la population), qui ne voulaient pas se rendre à l’évidence. Se résigner à l’idée d’une France Réelle…
Alors, pour l’«Arménie» résiduaire aussi, vous voulez maintenant appeler la Paix, ce que Le Joker veut signer, en suppliant les Turcs d’accepter cette signature ?
Pourquoi pas.
Après tout, c’était la Paix aussi, notamment à Paris, lors de l’occupation nazie. Suite à la fameuse guerre-éclair. Laquelle aura été certainement moins vaillante, sûrement moins héroïque, que celle que nos enfants ont mené en Artsakh.
Mais bon, lorsque ce sont les Français raisonnables et sensés qui avaient courbé l’échine (pas difficile, lorsqu’on n’a pas de colonne vertébrale), qui s’étaient agenouillés, pour embrasser les bottes noires luisantes de l’ennemi, ce n’était pas tout à fait la paix, pour les Français de religion juive…
Mais ça, oh, ça ne compte pas!!
Pas plus que le sort des Artsakhtsis, ces faux Arméniens, n’a de l’importance pour les Arméniens de l’«Arménie». Les seuls vrais Arméniens. Les Arméniens Réels…
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Il n’y a pas eu de trahison de la part de Monsieur Pashinyan, non.
Des erreurs monumentales, certes, mais pas intentionnelles.
Et cela même, ce n’est pas de sa faute. Car ce sont les Arméniens qui l’ont porté au Pouvoir Absolu. Avec des cris de joie.
Il n’est donc pas un traître. Il ne l’a jamais été.
Même pas, hélas…
Car il est simplement un idiot.
Et cela était aisément décelable, c’était une évidence manifeste, de notoriété publique, bien avant 2018. Depuis au moins 2007.
Il eût été tellement préférable que ce soit un traître qui ait réussi à faire croire, à autant d’Arméniens, qu’il était le sauveur de l’«Arménie». Plutôt qu’un simple d’esprit…
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Oui, bien sûr, les anciens régimes politiques en Arménie ont leur part importante de responsabilité, dans la Catastrophe infligée aux Arméniens.
Ils ne méritent en aucun cas un quelconque retour au pouvoir, sous quelque forme et dans quelque mesure que ce soit. Cela serait profondément injuste.
Et oui aussi, j’aurais dû être moins indulgent à l’égard desdits régimes passés.
Mais ils m’avaient bluffé. Ils étaient un bluff. Tout comme leur maître monstrueux de Moscou.
Mais le patriotisme est quand même une forme d’amour, et l’amour rend aveugle. Il peut même inciter à détourner ou à fermer les yeux volontairement, sciemment. Et les charlatans en profitent, sans vergogne. En tout temps et partout.
Mais ma position en question était aussi motivée par l’espoir, par l’optimisme, par la patience. Par la confiance en l’avenir. Le tout, conjugué à un travail réel, continuel et de longue durée, de longue haleine, sur le terrain.
Il y avait de la prudence élémentaire, aussi. Et cela, au moins, était pleinement justifié, telle que la suite des choses l’a démontré, hélas.
Alors que beaucoup d’Arméniens de la Diaspora ont agi de manière cavalière et irresponsable, en apportant leur soutien – au nom de concepts et de grandes idées – à un mouvement qui était manifestement dangereux pour l’Arménie, et dont les conséquences catastrophiques allaient affecter seulement les populations de l’Arménie et de l’Artsakh.
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Mais la différence fondamentale entre l’aveuglement volontaire des amoureux de l’Arménie d’aujourd’hui, versus ceux d’avant, c’était : l’Artsakh. Il y avait au moins cette circonstance atténuante…
Alors que, à présent, il n’y a ni Artsakh, ni une Arménie qui serait suffisamment démocratique, véritablement lavée de la corruption systémique, fondée sur une réelle Règle de Droit, etc.
Vous avez beau tenter de vous «consoler» en imaginant de telles avancées de l’«Arménie» depuis 2018, en vous gargarisant ad nauseam de ces jolis mots. Le fait est qu’il n’en est rien. Si vous n’êtes pas de mauvaise foi, vous le constaterez aisément, pour peu que vous suiviez de près se qui ce déroule là-bas…
En tout état de cause, cela ne sert à rien de tenter de vendre cette salade au reste du monde. Personne n’est dupe.
Le dernier coup d’État (en date) à Erevan n’aura fait que désintégrer totalement le peu d’État même, plus ou moins en gestation, qu’il y avait auparavant.
Quant au fameux «pillage» commis par les anciens régimes, 7 ans plus tard, on attend toujours des procès, des jugements.
Alors que le régime actuel détient tous les moyens et les leviers pour déposer des accusations, les prouver adéquatement, et obtenir des condamnations judiciaires.
Mais lorsqu’il arrive, à l’occasion, que Pashinyan exerce lesdits moyens de son soi-disant «État», il ne le fait que pour des motivations personnelles, à des fins de politique internes. Pour s’accrocher à son Fauteuil bancal de dictateur de papier.
Et en conséquence, les procédures se terminent en eau de boudin, dès lors que le danger au Trône de Sa Majesté est écarté par ses policiers, son Parquet, ses soi-disant magistrats et juges.
On est loin des discours enflammés sur la Place de la République, sous les vastes ovations…
Tout compte fait, la Nouvelle «Arménie» post-2018, tout comme l’ancienne, constituent essentiellement la même supercherie.
Mais maintenant avec, en moins, l’Artsakh. Et en plus, plusieurs milliers de morts et de blessés graves.
Un «pays» encore plus pauvre et chaotique. Plus invivable que jamais.
Avec un avenir absolument bouché, à tous égards, et dans quelque cas de figure que ce soit. Sauf pour ceux qui prétendent rêver maintenant, tout en blâmant les rêveurs d’avant, pour les conséquences de leur propre turpitude.
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Que vaut vraiment une «Arménie» indépendante, qui s’apprête à renier, à annuler… sa Déclaration d’Indépendance! Le texte fondateur même de son indépendance. Et ce, pour satisfaire les Turcs.
Une «Arménie» souveraine ? Avec une Constitution qui lui est ordonnée, littéralement dictée, par les Turcs…
Une «Arménie» digne de ce nom? Avec prochainement une autostrade turque, une voie extraterritoriale appartenant aux Turcs, reliant l’Azerbaïdjan, le Turkmenistan, l’Ouzbékistan, le Kirghizistan et le Kazakhstan à leur Mère-Patrie que l’on sait.
Une réalisation magistrale, triomphale, du Grand Rêve pantouranien. Tiens, les Turcs aussi avaient donc des rêves.
Ils ne se contentaient pas de leur «Turquie réelle».
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Après tout ce qui vient de survenir et qui se déroule encore, il est sidérant de voir encore autant d’Arméniens, incluant des personnes pourtant intelligentes et cultivées, qui continuent à applaudir, à encourager, à «soutenir» l’étrange énergumène en question.
Alors qu’il a pourtant admis lui-même, à plusieurs reprises et textuellement, être «le responsable numéro 1» de la Débâcle. De la phase initiale et fondamentale de la Déconfiture nationale des Arméniens, toujours en cours.
Connaissez-vous un peuple, du moins dans l’Histoire moderne, qui aurait réélu le même régime, le même dirigeant en chef, dans des circonstances similaires – voire seulement comparables -, après Novembre 2020… ?
Et ce, en lui réattribuant 100% des sièges qu’il pouvait légalement obtenir au Parlement.
Vous ne ressentez pas de la gêne, de la honte, alors que le monde entier voit tout cela… ?
Non?
Ah bon…
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Le monde ne lèvera pas le petit doigt – moins que jamais! mais à présent avec raison, à juste titre -, pour soutenir ou défendre moindrement un tel peuple.
Un peuple qui se complaît à ce point dans la défaite, dans l’opprobre, dans le constant abaissement et rabaissement de soi.
Qui se délecte dans sa lâcheté. Qui prend plaisir à cracher sur son Histoire, à exprimer ses insultes, son mépris et son affront contre ses propres racines, la mémoire de ses ancêtres, de ses grands-parents mêmes.
Tout cela, au nom d’un «avenir» inventif.
Que ledit peuple croit être réel, par ce que son Dirigeant Suprême le lui dit. Un avenir qui n’existe que dans le cerveau détraqué de son inventeur, et que celui-ci croit astucieux et malin d’opposer à ce qu’auraient été les anciens rêves stupides, absurdes, des Arméniens dotés d’un sens élémentaire de la Nation. Et qui seraient ainsi la cause première et ultime de tous nos malheurs…
Encore un peu, et on va nous expliquer que les vraies victimes, dans le fond, ce sont le Turcs.
* * *
C’est cette projection farfelue dans un futur radieux, dont Pashinyan se sert pour envoûter ses adeptes, qui constitue la véritable chimère. Un bien triste mensonge envers soi-même.
Comme un agonisant sur son lit d’hôpital, qui ne reçoit plus qu’un traitement de soins palliatifs, et qui, aux derniers moments fatidiques, dans un dernier spasme de vitalité hallucinatoire, planifie son retour à la maison, ses jours de joie et de plaisirs à venir.
Au train où vont les choses, cet «avenir», en tout cas, existe sûrement moins, que la plus imaginaire des aspirations nationales des Arméniens.
Alors que sans lesdites aspirations, non seulement il n’y aurait jamais eu une libération de l’Artsakh, mais l’Arménie actuelle même n’aurait jamais existé.
* * *
Le jusqu’auboutisme des patriotes purs et durs a certes échoué. Lamentablement. Ainsi soit-il.
Mais il faut noter que pour les plus candides d’entre nous – dont le soussigné -, cette position maximaliste était alimentée et entretenues par des représentations fausses et fallacieuses, spécifiquement au sujet des capacités militaires de l’Arménie. Avec, en prime, l’évocation systématique d’une garantie de sécurité se rapportant au Grand Frère russe…
Cependant, depuis quelques années et à présent, c’est l’extrême opposé de l’intransigeance nationaliste qui domine, plus que jamais, dans l’univers en décomposition des Arméniens.
La doctrine de la soumission totale, des concessions unilatérales, sans réserve et sans limites. Et voilà qu’un cas extrême du syndrome de Stockholm aigu devient une politique gouvernementale. Non seulement sans résistance significative, mais avec l’assentiment de toute la horde de moutons rasés.
Or, ce que les vaillants supporters de cette capitulation vertueuse ne comprennent pas, ne veulent pas comprendre, c’est que rien de tout cela ne pourra mener à une paix réelle, durable, définitive.
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Le seul mérite, l’unique accomplissement de Pashinyan, aura été de révéler au grand jour ce que sont vraiment, ce que sont finalement devenus, les Arméniens. Il vaut mieux ne pas en dire plus, allez…
En dépit du béret kémaliste et du vélo de ce mini-dictateur en herbe (“lion” enragé à l’interne, agneau tremblotant à l’externe…), cette «Arménie» résiduelle ne sera jamais européenne.
Piégé dans le Caucase du Sud, soviétisé à tout jamais – à un niveau génétique -, dénué de toute capacité de se retrouver dans une identité nationale collective, contaminé par la russification la plus toxique, ce semblant de pays ne rejoindra jamais l’UE. Si tant est que celle-ci réussirait à survivre à sa répudiation par une Amérique réveillée.
Alors que : la Russie s’est cassée les quelques dents branlante qu’elle avait, en Ukraine, l’Iran est manifestement moribond, et la Syrie a été offerte sur un plateau de sang à la Turquie.
Bref, l’Empire Ottoman a finalement gagné. Haut la main.
Et la tentative précipitée, irresponsable, aventuriste et puérile de libérer ce semblant d’État du joug de la Russie, aura eu pour effet direct de la jeter dans les bras de la Turquie.
Lorsque la Diaspora occidentale, se la coulant douce dans ses paisibles contrées, a soutenu, applaudi et encouragé l’auto-destruction de ce pays, a-t-elle pensé aux conséquences… ?
Mais pourquoi l’aurait-elle fait, puisque cela ne la concerne pas…
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Personnellement, depuis déjà 4 ans, tous mes efforts visent à m’éloigner et à me détacher au maximum de tous ces sujets. Car ils ne sont plus qu’une source de douleur insoutenable, et rien d’autre.
Cependant, il reste encore des Arméniens comme celui que je fus, en ce bas monde.
Et eux, ils y croient encore… Car ils n’ont pas d’autre choix…
Si vous estimez que vous avez une chance de sortir de ce pétrin final, sans ces Arméniens, voire en vous attaquant à eux, alors allez-y. Continuez ce que vous faites; ou plutôt, ce que vous dites, seulement, puisque de toute façon personne ne fait plus rien.
Et bonne chance.
Aux Turcs.
Haytoug Chamlian
14 Avril 2025
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