Messages 2003

Je ne comprends pas toutes ces circonvolutions, toutes ces acrobaties, tous ces graaands écarts, alors que la position en cause devrait être tellement simple, claire, limpide et nette.

Les Turcs, ce sont nos ennemis. Tous les Turcs ?! Oui, oui, c’est cela, tous les Turcs. Et pas seulement que les Turcs d’ailleurs, mais aussi tous leurs alliés.

Ce n’est manifestement pas une question de racisme. Cette notion est irrecevable, inapplicable, complètement hors de propos, dans ce sujet.

Ce n’est aucunement parce qu’ils appartiennent à une race quelconque qu’ils sont nos ennemis, pas du tout. Ils le sont, parce qu’ils nous ont attaqués et dépossédés, en premier, sans aucune raison admissible.

Quelle que soit leur race, ce n’est même pas qu’ils soient forcément mauvais. Mettons qu’ils ne le sont pas. Mettons que ce sont des gens hautement civilisés, cultivés et évolués. C’est très bien. Mais ce sont quand même nos ennemis. Parce qu’ils l’ont voulu ainsi.

Nous sommes en situation de conflit plus que séculaire, de guerre permanente, avec ces gens. Mais de guerre réelle et immédiate aussi, au sens militaire du terme, avec un cessez-le-feu toujours précaire, et ce, de tous les côtés; soit sur le front Artsakhs-Azerbaïdjan, le front Arménie-Azerbaïdjan et le front Arménie-Nakhitchévan, et pour faire bonne mesure, un blocus directement lié à la guerre, donc un blocus militaire contre l’Arménie, par la Turquie elle-même. Au sens technique même du terme, ce sont donc nos ennemis, point final. Il faut saisir cela, cette évidence fondamentale, pour pouvoir gagner, pour sortir enfin vainqueur… Tout le reste n’est que faiblesse.

Eux, ne font pas dans la dentelle, quand ils nous massacrent. Ils ne font pas des nuances, quant ils nous attaquent, nous pillent, nous violent, nous tuent…

Nous, nous parlons d’art, de tolérance, d’ouverture d’esprit… Nous mettons dix paires de gants superposés, nous émettons mille réserves, nous devons presque nous excuser, avant d’oser nous exprimer contre ceux qui, en tout temps pertinent, ont voulu – et tenté – notre extermination intégrale, qui nous ont chassés de nos terres, ont assassiné massivement une partie de notre peuple, ont volé nos biens, ont saccagé notre destin … Et qui le referaient encore, sans l’ombre d’une hésitation, si c’était à refaire. S’ils pouvaient le refaire.

Et vous vous étonnez ensuite qu’ils aient réussi à nous soumettre à un génocide…

Ça suffit, comme ça.

H.C.

16/09/2003